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L’art aztèque : un art pour les dieux

lundi 21 mars 2016, par Webmaster


En classe de seconde, nous nous sommes intéressés aux civilisations précolombiennes et notamment aux Aztèques confrontés à la conquête et à la colonisation européenne. Nous avons aussi découvert quelques aspects de leur religion à travers un extrait du Codex borbonicus.



Ce document est un codex aztèque fait au début du XVI e siècle par des indigènes du Mexique central. De format 39x40 cm, il mesure plus de 14 m de longueur et est conservé à l’Assemblée nationale de Paris, le Palais Bourbon duquel il tient son nom : Codex Borbonicus.
Un codex est un manuscrit religieux magnifiquement illustré retraçant l’histoire de ces civilisations anciennes. On peut y trouver la représentation des dieux et leurs serviteurs, des guerriers, tous parés de plumes multicolores et de bijoux d’or.



À gauche du document est représenté Xipe Totec (« Notre-seigneur-l’écorché »), c’est le dieu du printemps, de la renaissance de la nature auquel est consacré le deuxième mois aztèque. Le prêtre qui représentait Xipe Totec se livrait à un rituel particulièrement macabre : il écorchait une victime et portait sa peau comme un vêtement pendant vingt jours. Ensuite, il se débarrassait de cette vieille dépouille sanglante et puante afin d´annoncer la renaissance de la nature. En regardant ce dessin plus en détail, on peut reconnaître la peau fripée et les mains pendantes de la victime écorchée. À droite se trouve Quetzalcoátl (« Serpent-à-plumes »), dieu créateur des hommes et frère de Xipe Totec. Sur le document, on le voit manger un homme, mort sans doute lors d’un sacrifice.
Une idée majeur préocupée les aztèques, celle que le monde et le Soleil sont mortels. Plusieurs fois déjà le Soleil aurait été détruit par un cataclysme et afin d’éviter que cela ne se reproduise les aztèques devaient nourrir régulièrement le Soleil et les Dieux de sang. Les sacrifices humains sont donc une nécessité, et la guerre un moyen de se procurer des victimes.
L’arrivée des conquistadors espagnols a entraîné la destruction des temples, des codex et objets religieux aztèques qui étaient considérés comme un obstacle à la christianisation. Tout cela fait qu’il reste très peu d’oeuvres aztèques aujourd’hui.


Travail réalisé par Adèle, 2nde